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Pour
la première fois de la saison, l’écurie Kmotorsport
aborde une course avec l’esprit serein : pas de handicap, pas de
pression inutile avant le grand rendez-vous du stade de France : le troisième
titre de champion de la glace obtenu à l’occasion de cette
troisième et dernière année avec les Kia est déjà
en poche et ce rendez-vous parisien est sans autre enjeu que celui de
donner un beau spectacle au public de la Super-Finale. “Ce sera
pour moi également l’occasion de saluer ceux qui m’ont
soutenu pendant ces 11 dernières années, ceux qui m’ont
également aidé à conquérir mes 10 titres sur
la glace”, complète Yvan Muller. Il est vrai que dans cette
spécialité, l’Alsacien n’a plus rien à
prouver, avec ou sans lest supplémentaire, face à une concurrence
qui est invariablement restée aux portes du succès ces dernières
saisons. Même si l’ensemble du team avait à cœur
de briller lors de cet ultime rendez-vous, la pression était, cette
fois, purement sportive…
Premier rendez-vous de la soirée : le défi Andros opposait
les pilotes deux par deux dans l’esprit de la course-poursuite :
chacun s’élançant d’un côté du
circuit, avec pour objectif d’être le plus rapide sur trois
tours. Deux manches plus une « belle » le cas échéant,
huit pilotes sélectionnés : les quatre premiers du championnat
et quatre invités (Wilfried Mérafina, Olivier Panis, Justine
Monnier, Laurent Fouquet). Yvan Muller élimine Justine Monnier
(sortie de piste) et Jean Philippe Dayraut (touchette) avant de se retrouver
en finale contre… Alain Prost. Six petits tours et puis s’en
va : Prost est battu sans suspense dans une épreuve où on
l’attendait et qui semblait taillée « sur mesure »
pour lui. C’est finalement Muller qui s’y impose encore.
La Super Finale réserve en revanche son lot de surprises : l’épreuve
se déroule en équipage six tours pour le premier pilote,
la course est interrompue au drapeau rouge. Changement de pilote, reconstitution
de la grille dans l’ordre des arrivées et nouveau départ
pour six tours avec le second pilote. Sur les Kia-Roady, toutes deux qualifiées,
Bourion et André sont les premiers à partir. Paul Bourion
s’élance en pôle position puisque c’est la Rio
n°1 qui a signé le meilleur temps absolu de la journée.
Il effectue la totalité de la course en tête jusqu’au
dernier virage où il est éperonné par la voiture
d’Olivier Panis lancée à pleine vitesse. Un des pneus
de la Kia a vraissemblablement crevé sur les plaques d’aluminium
qui isolent la cendrée de la piste d’athlétisme et
la glace… Pendant l’accrochage des deux leaders, c’est
Philippe De Korsak qui se glisse à la corde et donne le volant
à Franck Lagorce en première position. Prost s’élancera
de la deuxième place, Muller troisième et Dayraut quatrième.
Malheureusement la japonaise et la coréenne ont été
endommagées dans l’incident. Après un bref passage
aux paddocks, le départ est donné. Deux secondes plus tard,
Muller a doublé Prost et occupe la deuxième place, mais
le quadruple champion de F1 s’accroche : pressé par Dayraut,
il percute l’arrière de la Kia et arrache sa roue avant droite.
Course terminée pour la Toyota. Dayraut en profite pour passer
deuxième, derrière Lagorce. Yvan Muller termine troisième
au terme d’un superbe mano a mano avec le toulousain. Evens Stievenart
place la deuxième Kia Roady en sixième position. |
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