Stade de France (18/03/06)
  Muller remporte le Défi ! La super finale tronquée par un accrochage ..
 
Pour la première fois de la saison, l’écurie Kmotorsport aborde une course avec l’esprit serein : pas de handicap, pas de pression inutile avant le grand rendez-vous du stade de France : le troisième titre de champion de la glace obtenu à l’occasion de cette troisième et dernière année avec les Kia est déjà en poche et ce rendez-vous parisien est sans autre enjeu que celui de donner un beau spectacle au public de la Super-Finale. “Ce sera pour moi également l’occasion de saluer ceux qui m’ont soutenu pendant ces 11 dernières années, ceux qui m’ont également aidé à conquérir mes 10 titres sur la glace”, complète Yvan Muller. Il est vrai que dans cette spécialité, l’Alsacien n’a plus rien à prouver, avec ou sans lest supplémentaire, face à une concurrence qui est invariablement restée aux portes du succès ces dernières saisons. Même si l’ensemble du team avait à cœur de briller lors de cet ultime rendez-vous, la pression était, cette fois, purement sportive…
Premier rendez-vous de la soirée : le défi Andros opposait les pilotes deux par deux dans l’esprit de la course-poursuite : chacun s’élançant d’un côté du circuit, avec pour objectif d’être le plus rapide sur trois tours. Deux manches plus une « belle » le cas échéant, huit pilotes sélectionnés : les quatre premiers du championnat et quatre invités (Wilfried Mérafina, Olivier Panis, Justine Monnier, Laurent Fouquet). Yvan Muller élimine Justine Monnier (sortie de piste) et Jean Philippe Dayraut (touchette) avant de se retrouver en finale contre… Alain Prost. Six petits tours et puis s’en va : Prost est battu sans suspense dans une épreuve où on l’attendait et qui semblait taillée « sur mesure » pour lui. C’est finalement Muller qui s’y impose encore.
La Super Finale réserve en revanche son lot de surprises : l’épreuve se déroule en équipage six tours pour le premier pilote, la course est interrompue au drapeau rouge. Changement de pilote, reconstitution de la grille dans l’ordre des arrivées et nouveau départ pour six tours avec le second pilote. Sur les Kia-Roady, toutes deux qualifiées, Bourion et André sont les premiers à partir. Paul Bourion s’élance en pôle position puisque c’est la Rio n°1 qui a signé le meilleur temps absolu de la journée. Il effectue la totalité de la course en tête jusqu’au dernier virage où il est éperonné par la voiture d’Olivier Panis lancée à pleine vitesse. Un des pneus de la Kia a vraissemblablement crevé sur les plaques d’aluminium qui isolent la cendrée de la piste d’athlétisme et la glace… Pendant l’accrochage des deux leaders, c’est Philippe De Korsak qui se glisse à la corde et donne le volant à Franck Lagorce en première position. Prost s’élancera de la deuxième place, Muller troisième et Dayraut quatrième. Malheureusement la japonaise et la coréenne ont été endommagées dans l’incident. Après un bref passage aux paddocks, le départ est donné. Deux secondes plus tard, Muller a doublé Prost et occupe la deuxième place, mais le quadruple champion de F1 s’accroche : pressé par Dayraut, il percute l’arrière de la Kia et arrache sa roue avant droite. Course terminée pour la Toyota. Dayraut en profite pour passer deuxième, derrière Lagorce. Yvan Muller termine troisième au terme d’un superbe mano a mano avec le toulousain. Evens Stievenart place la deuxième Kia Roady en sixième position.